1. L'AK de l'IKD, dont les positions politiques avaient été condamnées comme
révisionnistes par la Conférence internationale d'avril 1946, avait été invité par cette
même conférence à collaborer avec le CEI et le SI en vue de réorganiser la section
allemande en Allemagne même.
2. Immédiatement après cette conférence, l'AK de l'IKD a publiquement déclaré ne pas
reconnaître l'autorité du CEI et du SI élus à la conférence et qu'il se comporterait
envers toutes ses recommandations et directives en partant de cette considération.
Toutes les lettres envoyées par le SI à l'AK de l'IKD en vue de faire participer les
membres de l'AK au travail international en Allemagne sont restées sans réponse.
3. Néanmoins, le CEI d'octobre 1946, voulant donner à l'AK de l'IKD une chance de
défendre ses points de vue dans la discussion internationale préparatoire au congrès
mondial, invita l'AK de l'IKD à participer à cette discussion et au congrès. Le CEI de
mars 1947 alla même jusqu'à confirmer ses invitations, bien que l'AK de l'IKD eut
refusé par avance la discipline du congrès mondial.
3. Depuis ces décisions, et malgré l'envoi systématique à l'AK de l'IKD de toutes les lettres
et circulaires d'invitation envoyées aux sections régulières de l'internationale, l'AK a
complètement manqué d'y répondre, d'exprimer ses vues au sujet du congrès ou d'y
envoyer un délégué ou une lettre. La seule participation à la discussion internationale
fut l'envoi d'un long document vieux de deux ans que le SI a publié en français et en
anglais. Ce même document confirme que « l'AK continuera à ignorer souverainement
les CEI, SI avec leur discipline, etc. ».
5. Pendant cette même période, l'AK de l'IKD a continuellement développé une activité
publique en dehors du contrôle de l'internationale ou sans même en informer sa
direction. Cette activité publique était et est entièrement opposée à l'orientation
politique de l'internationale. Elle comporte en même temps des attaques publiques
constantes contre l'internationale, son programme, sa politique et sa direction. L'AK de
l'IKD collabora jadis avec le Workers Party dans un comité fantôme « pour la IVe Inter-
nationale », qui s'efforça en vain de désagréger et de détruire notre organisation
internationale. Après l'échec de ces efforts, l'AK de l'IKD n'a jamais cessé de travailler
au moyen de méthodes fractionnelles secrètes et déloyales pour la désagrégation de
différentes sections de l'internationale et de son organisation mondiale.
6. Tirant le bilan de cette expérience, le congrès mondial déclare que l'AK n'a plus aucun
droit de parler au nom de l’IKD.
En tant qu'organisme reconnu par l'internationale, l'AK est déclaré dissous. Ses
membres à titre individuel ne peuvent rester dans l'internationale que s'ils se
soumettent à la discipline de la nouvelle direction allemande ou de la direction d'une
autre section et s'ils appliquent dans leurs publications ouvertes la ligne politique
adoptée par le congrès mondial. Dans ce cas, ils continueront à jouir des mêmes droits
dont ont pu pleinement jouir jusqu'à aujourd'hui toutes les tendances minoritaires de
l'internationale.
Adopté par 29 pour, 1 contre (Armstrong), 4 abstentions.