La Conférence internationale considère que le problème le plus important concernant la situation du Parti en France réside dans le redressement de son activité et dans l'impulsion à donner à la réorganisation indispensable de son travail organisationnel. En effet, la supériorité du bolchévisme sur le menchevisme n'est pas seulement sa juste politique, mais aussi sa capacité d'apporter une organisation participant aux luttes révolutionnaires du prolétariat. Le premier est vraiment imprégné de l'esprit marxiste contenu dans la formule bien connue : « Il ne suffit pas d'interpréter le monde, il faut le changer. »
Or, la question qui se pose à chaque instant est la suivante : d'où vient qu'avec une politique généralement juste la section française de la IV° Internationale subit un recul d'organisation qui se traduit par une perte d'environ 15 % de ses effectifs ?
On ne saurait invoquer uniquement la situation objective : union sacrée, guerre, faillite et désillusion qui entraînent une désaffection des masses ouvrières vis-à-vis de l'organisation ouvrière et de son activité en général.
L'examen attentif de l'activité du Parti ouvrier internationalisme (POI), dans ces deux dernières années, permet de préciser une des causes essentielles de l'état de désorganisation actuelle de la section française.
Dans toute organisation révolutionnaire, les responsabilités de l'état de la marche organisationnelle et de son activité incombent avant tout à la direction.
Or, ce qui a caractérisé essentiellement l'activité de la direction du POI dans la période écoulée c'est son insuffisance sur le terrain de la mobilisation des camarades de l'organisation, l'absence d'une coordination incessante de leurs efforts, du souci constant de l'utilisation de leurs capacités et par suite son incapacité à créer dans l'organisation cette cohésion politique, idéologique et morale et cet esprit d'équipe sans lesquels toute organisation périclite et va à la ruine.
Les insuffisances de la direction du POI se manifestent par un relâchement grandissant d'organisation, par suite l'existence d'un certain amateurisme « révolutionnaire », l'absence d'une administration sérieuse du parti, d'une trésorerie nationale qui fonctionne normalement, d'une rédaction stable et émulatrice de Lutte ouvrière.
Sans doute, ces insuffisances dépendent, en partie, du manque d'un appareil d'organisation même modeste, composé de camarades qui consacrent tout leur temps au service du parti.
Mais cette nécessité d'un appareil permanent d'organisation n'exclut pas la constatation que la direction du POI n'a pas assimilé, dans les faits, d'une manière vivante, ce qu'est une organisation révolutionnaire et, par suite, ce que doit être l'activité d'une direction. D'où la pagaïe et le « chacun fait ce qu'il veut ». La sous-estimation de l'action, c'est-à-dire de la nécessité de traduire dans les actes du parti les initiatives qui passent dans la tête des militants, n'est nullement un défaut particulier de la base, mais est commun et à la base et à la direction. Il n'y a pas une direction, fonctionnant bien, avec une politique sérieuse qui ne trouve pas à la base les forces nécessaires pour appliquer ses décisions ; il y a avant tout une direction qui ne sait pas se diriger elle-même. D'où la confusion et la démoralisation à la base où les camarades expriment à la fois leur mécontentement et leur aspiration par ces deux mots adressés à la direction : « Dirigez-nous. »
La non-application des principes essentiels du bolchévisme se manifeste non seulement par l'amateurisme révolutionnaire, mais encore par l'absence de système de travail organisationnel. Le bolchevisme a en effet apporté dans le domaine de l'organisation outre le type du révolutionnaire professionnel, un système de travail rigoureux.
Le POI et principalement la direction ont fonctionné depuis leur existence sans aucun système sérieux de travail organisationnel. L'absence de système de travail du POI se caractérise par deux traits :
1. Absence d'agitation, de propagande et d'action concentrée sur les points décisifs.
(C'est ainsi que pendant de longs mois des cellules importantes [18e, 19e, 20e] se
sont trouvées sans objectifs, alors que les objectifs Citroën et Renault ont été
laissés sans grandes forces.) 2. À l'intérieur du parti, aucun plan de travail, ni aucun contrôle rigoureux de
l'exécution.
Le résultat du travail anarchique sans objectif, sans ordre ni système contribue à accroître cette impression d'une activité qui se perd dans mille occasions et qui tourne à vide, impression si funeste pour le moral des membres du parti. Cette absence de rendement explique également la déficience du recrutement.
Cependant, un certain redressement doit être noté, dont les manifestations se trouvent dans le Bulletin intérieur de juillet 1938, et dans les décisions de la conférence du 21 juin 1938, redressement qu'il faut précisément amplifier, accentuer et systématiser.
Une fois de plus est proclamée la nécessité pour le POI de concentrer l'essentiel de son activité sur les principales usines de la région parisienne et, en liaison, de considérer le travail syndical, dont il est question ci-après, comme la branche principale de son activité.
A Paris, on peut dire à titre de simple indication générale qu'il faudrait centrer toutes les forces actuelles et nouvelles sur Renault-Boulogne, Citroën 15' et Citroën 17' et 14' Montrouge ; Colombes.
En province, où certains progrès dans la construction des cadres ont cependant été réalisés, il y a nécessité pour le parti de faire porter son effort, en raison de possibilités remarquables, sur l'importante région du Nord.
Il est mille fois exact de dire et de répéter, ainsi que l'ont fait tous les congrès du POI, que l'amélioration du travail du POI, principalement l'amélioration de la qualité de sa direction, dépend directement de son recrutement prolétarien, c'est-à-dire d'une exécution efficace de l'orientation cent fois proclamée de « l'organisation vers les syndicats et vers les usines ».
Cependant, dans ce domaine, la reconnaissance générale et même solennelle de cette nécessité vitale n'a pas suffi. C'est, bien qu'elle reconnaisse en général cette nécessité, que l'organisation du POI stagne. Il faut donc que de toute la force dont ils sont capables les militants les plus conscients imposent, avec la plus grande rigueur administrative, l’application des mesures générales préconisées et reconnues justes en principe, imposent les sacrifices nécessaires. Ce n'est que si l'organisation reçoit ce choc nécessaire à la réalisation que s'améliorera sa composition sociale et par suite le travail de sa direction.
C'est de la direction du POI que doit partir le véritable redressement organisationnel. C'est la direction elle-même qui doit modifier radicalement ses méthodes de travail.
La Conférence internationale estime en conséquence que les mesures pratiques les plus urgentes à prendre pour obtenir de bons résultats sont :
a. Créer au sein du Bureau politique un secrétariat composé de trois camarades
qui puissent se réunir régulièrement au moins une heure par jour. Ce
secrétariat doit prendre les initiatives politiques nécessaires entre deux
réunions du BP et s'assurer de l'exécution des décisions prises par lui-même,
par le BP et par le Comité central.
b. Organiser des commissions de travail (organisation, agit-prop, syndicale,
travail d'usine, administration du journal, financière, etc.), et placer à leur
tête un membre du BP ou du CC. Pour ces commissions, faire appel aux
camarades du parti selon leur inclination et leurs capacités. Chaque membre
d'une commission doit avoir une tâche précise déterminée sur la base du
plan de travail de la commission et selon les nécessités qui se manifestent
entre deux réunions. La direction du POI ne doit pas hésiter à faire appel à
des forces nouvelles, même si elles sont inexpérimentées.
c. Délimiter les tâches des membres du BP et du CC et empêcher les
empiètements de l'un sur les tâches des autres.
d. S'assurer que tous les camarades des différentes organisations du parti
(comité régional, cellule) aient une tâche à remplir d'une semaine à l'autre
sur la base du plan de travail de chaque organisme.
e. Organiser des réunions des responsables des cellules, des assemblées
générales, bien préparées et ayant toutes comme but des actions précises à
accomplir (rapports étudiés d'avance, brefs, précis, avec propositions
concrètes de travail).
f. Publier une circulaire hebdomadaire politique et d'organisation adressée à
tous les secrétaires des organismes du parti ; un bulletin intérieur mensuel
mis au service de la démocratie à l'intérieur de l'organisation. Le service des
circulaires et du bulletin intérieur doit être effectué au Secrétariat
international, afin de lui permettre un contrôle de l'activité du POI.
g. Assurer le fonds spécial pour le permanent.
La situation financière
La situation financière du Parti ouvrier internationaliste a toujours été très mauvaise. Les cotisations ne sont pas payées ou payées au petit bonheur, sans contrôle de la direction. Celle-ci a pour devoir de désigner un sérieux trésorier national, actif et vigilant. Ainsi, tous les camarades prendront l'habitude de payer régulièrement leurs cotisations, les trésoriers de payer régulièrement la part des cotisations qui revient à la trésorerie nationale.
La vigilance de la trésorerie nationale devra se manifester par la publication périodique des défaillances dans un rapport mensuel de trésorerie communiqué à l'organisation.
Ainsi, quiconque ne paiera pas régulièrement ses cotisations devra, après avertissement, être déchargé de son appartenance au POI.
La phalange prévoyant des cotisations exceptionnelles de chaque militant nécessite toute l'attention du trésorier national, elle sera renforcée, accrue, par le redressement du travail et de l'activité du parti qui fera surgir le dévouement révolutionnaire et l'esprit de sacrifice.
Il faut également organiser systématiquement la prospection des fonds auprès des sympathisants et amis.
Le trésorier national aura donc la charge d'animer la commission financière, de répartir les tâches, de contrôler leur exécution et de signaler les défaillances, s'il y en a, au parti.
La « Lutte ouvrière »
La Lutte ouvrière, pour devenir soi-disant un « journal de masse », était devenue un journal trop superficiel et même inintéressant. L'idéologie stupide entretenue à ce sujet était telle que certains membres du parti s'élevaient contre la publication des articles de Trotsky, considérés tantôt comme trop longs et incompréhensibles pour la masse, tantôt comme trop violents contre les staliniens. La rédaction, surtout dans les débuts, a en fait été paralysée par la crainte de tomber sous les coups de telles critiques. Un certain redressement de ce point de vue doit être observé ces derniers mois.
Le résultat a été la désaffection de la Lutte ouvrière des lecteurs d'avant-garde qui trouvaient dans notre organe l'information révolutionnaire sérieuse au point de vue national et international ainsi qu'un instrument d'éducation marxiste à partir des événements du jour. Les lecteurs ouvriers ne trouvaient dans les articles ; hâtivement rédigés, aucune réponse substantielle à leur inquiétude. Notre organe en tant qu'éducateur des cadres, en tant que constructeur de la IVe Internationale abandonnait ainsi sa mission.
D'autre part on remarque que les articles de la Lutte ouvrière furent souvent écrits sans grand soin quant au fond et à la forme. Le langage n'est pas le résultat d'un effort conscient pour adapter les articles aux préoccupations de l'ouvrier, il est par là même abstrait et dénué de simplicité. Il importe de remédier au plus tôt à cet état de fait, d'autant plus qu'une organisation sérieuse du travail peut permettre d'obtenir de bons résultats, étant donné les possibilités dans ce domaine.
Tout d'abord, il faut combattre l'idéologie stupide et primaire qui s'est infiltrée sous le couvert emprunt du « journal de masse ». Il faut enfin tirer la leçon de l'expérience française sur ce point, dans l'esprit de l'excellente brochure de notre regretté Erwin Wolf . Le journal de masse véritable est celui qui s'efforce, à partir de l'actualité, d'apporter une explication et des mots d'ordre aux ouvriers, en premier lieu aux ouvriers avancés, à l'avant-garde. La base de l'information doit être les faits objectifs de l'usine, des champs, etc., de l'actualité politique nationale et internationale, clairement exprimée et analysée. Mais le but se confond avant tout avec le but du parti lui-même ; forger des cadres, donner l'explication de la situation, ne pas se borner à des mots d'ordre d'agitation, lesquels sans explication ni généralisation politique sont impuissants à faire comprendre aux meilleurs ouvriers les raisons de l'existence de la IV° Internationale, dans le moment précis où dégoûtés des officiels et du Front populaire ils cherchent une nouvelle voie. En deuxième lieu il faut réorganiser complètement la rédaction de la Lutte ouvrière et faciliter le contrôle international d'une part, et de la base, d'autre part. Un des moyens de contrôle sera de cesser avec l'anonymat, exception faite pour l'éditorial et certains articles spéciaux du parti. Les rubriques seront réparties entre divers membres et les articles principaux seront signés soit des noms, soit des pseudonymes. La rédaction poussera par son contrôle à l'étude approfondie des questions et à la spécialisation. Un jour sera prévu entre la remise des articles à la rédaction et la remise à l'imprimeur pour permettre la correction et la sélection. Les défaillances seront communiquées à tout le parti. Chaque groupe local de la région parisienne pourra envoyer un délégué à l'assemblée plénière du comité de rédaction. Ainsi, toutes les fois que derrière l'esprit communiste anonyme et collectif s'est camouflé un certain je-m'en-foutisme, on a dû recourir aux vieux procédés de contrôle et d'émulation. Enfin la rédaction fera un effort délibéré pour adapter son langage à celui des ouvriers et paysans. Il est vrai que seul un travail d'usine et syndical opiniâtre et fructueux, entraînant la collaboration effective de travailleurs engagés dans les luttes à l'organe de l'avant-garde, peut aboutir à une modification radicale du langage et du ton. Cependant, loin d'attendre cette modification qui sera le résultat du travail du parti, la rédaction doit tendre systématiquement à associer à la chronique et à la leçon de luttes, d'une manière tout à fait directe, les participants à la lutte avec leurs préoccupations et leur langage. En un mot, l'organe du POI est son instrument matériel pour l'agitation, l'information, l'éducation, c'est-à-dire la constitution de la IV° Internationale.
Maintenir sa parution hebdomadaire est un devoir absolu.
Journal - Administration
Malgré certains efforts individuels, on peut dire que dans son ensemble la direction a laissé la tâche administrative et financière du journal aux soins du seul responsable administratif, sans créer autour de la commission d'administration l'état d'esprit de mobilisation permanente de tout le parti, qui lui eut permis de trouver des ressources financières et des concours matériels.
Le résultat a été que les ressources financières par la phalange ont progressivement périclité et que, d'autre part, les concours matériels pour les tâches administratives ont fait un à un défaut.
Compte tenu de la réalisation des mesures financières ci-dessus préconisées, la direction du POI doit prendre en mains comme une tâche centrale l'administration du journal, dresser, à l'occasion du congrès du parti, un plan de réorganisation, en faire discuter les cellules, faire appel à l'émulation et au dévouement et, enfin, assurer quotidiennement le contrôle de l'exécution de ces tâches et la publicité de ce contrôle dans tout le parti. Il faut en trois mois à dater du congrès entreprendre une campagne pour doubler le nombre des abonnés et des lecteurs. Il ne s'agit pas tant de promettre des lots que de bons articles et de bonnes enquêtes.
La revue « Quatrième Internationale »
Le progrès réalisé dans ce domaine est la parution même de la revue. Il constitue déjà à lui seul un succès pour le POT. La revue, arme théorique de la IVe Internationale, doit aussi s'appliquer à apporter un contenu adapté aux problèmes des luttes ouvrières, aux expériences récentes et aux problèmes syndicaux, spécifiquement ouvriers. Ainsi elle deviendra encore en même temps qu'une arme de clarification théorique et idéologique une arme de combat accessible aux cadres actuels du mouvement ouvrier.
Pour atteindre ce but, un sérieux comité de rédaction doit fonctionner régulièrement et être soumis au contrôle du Comité central.
Le travail syndical
C'est la partie d'activité du parti qui mérite la plus grande attention et le maximum de concentration et de spécialisation des forces disponibles sans les distraire à l'accomplissement d'autres tâches centrales d'organisation qui ne seraient pas en liaison directe avec leur travail syndical proprement dit. Si on enregistre des efforts fragmentaires et épisodiques dans ce domaine, on doit constater qu'aujourd'hui c'est la branche d'activité du parti qui s'est trouvée la plus délaissée et livrée à elle-même sans direction. Le travail syndical du KM exige une réorganisation complète de l'activité du parti à commencer par la direction. C'est ici que nous aurons les plus grands succès avec une bonne organisation du travail. Ce sera la tâche de la commission syndicale.
Travail d'entreprise
Depuis juin 36 la POI a senti la nécessité d'orienter ses forces dans le travail dans les entreprises. Conjointement au travail syndical, c'est là que le parti doit se révéler comme une arme de combat de la classe ouvrière.
Les efforts accomplis dans ce travail ont déjà permis de l'inscrire dans l'activité des cellules du POI comme la tâche principale. Mais l'absence de travail syndical dirigé n'a pas permis de faire vivre au parti le développement des luttes ouvrières ni la connaissance exacte de leurs revendications. D'où avec les faibles forces du POI, ses faibles liaisons dans les entreprises, un travail insuffisamment lié à la vie des ouvriers.
La lutte contre la provocation
L'honnêteté de la direction actuelle du POI lui a permis de réagir contre les diverses provocations qui auraient pu coûter la vie au parti.
Dans l'appréciation des faiblesses du POI, il faut d'abord tenir compte du fait qu'il a été le parti le plus visé par l'ennemi, mais c'est une raison supplémentaire pour exiger de lui une organisation rigoureuse et sérieuse, ce qui est la meilleure arme pour la lutte contre la provocation. En second lieu, il faut que le POI assure des organismes spéciaux, pour la vigilance contre l'ennemi ainsi que la protection des militants, en particulier des responsables et de tout le parti.
Conclusions
La Conférence internationale manifeste sa confiance dans les possibilités de redressement radical de l'activité et de l'organisation de la section française de la IVe Internationale. Son attention s'est appliquée plus particulièrement sur la situation de l'organisation en France parce qu'elle considère que c'est dans ce pays que se concentre à l'heure actuelle l'intérêt de la révolution socialiste. Elle enregistre la résolution de la direction du POI tendant à mettre en pratique un des apports essentiels du bolchévisme, le professionnalisme révolutionnaire (nomination de permanents), et à réorganiser tout le parti selon un système de travail rigoureux.
Par l'application enthousiaste des directives de la conférence, le POI ira de l'avant. Ses rangs se délimiteront rigoureusement des amateurs passagers de la révolution. Les organisations politiques et syndicales du centrisme verront ainsi disparaître une des causes principales de leur développement : la faiblesse organisationnelle de la section française de la IVe Internationale. Mais si, malgré les symptômes les plus favorables et les possibilités qui autorisent le ferme espoir du redressement, le POI n'arrive pas à surmonter ses déficiences organisationnelles graves, alors une politique abstraitement juste ne réussira pas à enrayer les succès momentanés du centrisme politique et syndical.
Enfin, la Conférence internationale, mettant en pratique l'internationalisme, décide d'assurer un appui financier régulier au POI de toutes les sections qui peuvent coopérer afin que la section française puisse faire paraître régulièrement son journal et assurer le fonctionnement de son activité et de son travail d'organisation, selon les mesures générales ici préconisées. La Conférence internationale demande au Comité central du POI de s'inspirer de ces mesures générales pour élaborer, compte tenu de l'expérience et des faits concrets, un plan détaillé de réorganisation et pour concentrer l'attention et la discussion de son congrès national.